Soins palliatifs
Gestion de la douleur

Il est reconnu que le soulagement de la douleur est le préalable à tout travail d’adaptation psychosociale, et cela, à toutes les phases de la maladie. Tout au long de la maladie, les symptômes d’inconfort physique requièrent une attention constante afin que l’on puisse mieux les évaluer et mieux les soulager. Les préoccupations psychosociales occupent également une grande place chez les personnes atteintes, car elles voient leurs rôles sociaux habituels bouleversés par la maladie et la douleur. Il est important de considérer que la douleur et les symptômes non soulagés chez la personne atteinte provoquent des images qui s’incrustent chez les proches. Celles-ci deviennent des souvenirs traumatisants dont les impacts teintent longtemps l’expérience du deuil et influencent leurs perceptions quant à leur propre finalité.
Il est heureusement possible d’obtenir un bon contrôle de la douleur et des symptômes, et ce, tant à domicile qu’à l’hôpital. Cela exige par ailleurs que les médecins et le personnel soignant connaissent, appliquent et modulent adéquatement la médication. Travailler en soins palliatifs c’est être là, disponible. C’est essayer d’offrir une réponse à la demande de la personne mourante, sans anticiper cette demande ni l’organiser à notre manière. C’est très exigent d’être présent sans nécessairement faire quelque chose, autre qu’écouter et observer. C’est la le délicat travail des gens qui accompagnent les personnes en fin de vie. .
Est-ce l’angoisse d’une personne qui la rend tendue et qui affecte son rythme cardiaque ou est-ce le rythme cardiaque de cette personne qui la rend angoissée ? La douleur est subjective, seule la personne est en mesure de juger de sa douleur. La perception de la douleur est une expérience personnelle et elle n’est pas discutable.

